5.1.3 Les critères d’acceptation d’un risque 7

    5.1.3 Les critères d’acceptation d’un risque 7

    17/12/2021 Alexandre AMJT 0 Aucun commentaire

    Quel impact sur la tarification ?


     

    Comme nous l’avons vu précédemment, les sociétés d’assurance pourront grâce aux objets connectés adapter la tarification de l’assurance habitation aux moyens de prévention des risques pris par les assurés.
    Une autre logique d’utilisation des objets connectés serait que ces derniers détectent en temps réel les vulnérabilités de la maison ainsi que les mauvaises habitudes et reflexes de leurs assurés. Ces objets connectés pourraient permettre une détection précoce des sinistres et des risques éventuels qui englobent l’habitation.
    Cette tarification serait alors proportionnelle au risque réel, en s’adaptant quotidiennement à la réalité du risque ou encore en mettant en place des procédures d’évaluation des sinistres plus rapides et plus faciles. Pour ce faire, des projets collaboratifs voient le jour comme celui de SquarePredict, un logiciel de service qui permet de valoriser les données DATA accumulées par les assureurs.
    Le but de la mise en place de ce logiciel est de pouvoir estimer de la manière la plus efficiente possible l’impact d’éventuels dommages causés par un événement climatique, de prédire des sinistres incendies ou des dégâts des eaux.
    Ce logiciel permettra également d’estimer le cout de remplacement des biens électroniques en cas de sinistre et de vol notamment (ordinateurs, téléphone, télévision…).
     
    La branche risques industriels et risques de spécialités du groupe d’assurance AGCS compte utiliser les compétences d’un logiciel qui exploite les données des objets connectés afin de renforcer ses capacités d’analyse des risques. Il s’agit pour l’assureur de transmettre aux logiciels l’apparition et la disparition de risques afin que le logiciel analyse et ajuste finement la couverture des risques en fonction de chaque type de profil client.

     


    Quel est le but recherché ?


     

    Là encore, le but est de passer d’une approche globale à une approche personnalisée des risques. Pour cela AGCS va équiper ses assurés qui le souhaitent d’un boitier qui permet notamment de mesurer le taux d’humidité dans l’habitation et de transmettre cette donnée à son assureur. Baptisé TH2O, le boitier pourra agir, là encore, sur la prime d’assurance en fonction du taux d’humidité de la maison.
    Les assureurs peuvent également se servir des objets connectés pour connaitre les habitudes et reflexes de leurs assurés. En effet, dans la notion de risque intervient également la notion humaine. L’assuré prend-il l’ensemble des mesures visant à réduire les risques ?
    L’assureur va donc étudier les habitudes et réflexes des assurés. Par exemple, les cas d’oublis fréquents de fermer les portes ou fenêtres, le nombre d’heures pendant lesquelles la maison n’est pas occupée seraient analysés comme étant un facteur de risque de sinistres notamment en cas de vol ou dégradation de mobilier.

     


    Le cas particulier du risque agricole


     

    Comme nous l’avons vu le développement des objets connectés dans l’habitation est une véritable source d’amélioration dans l’approche des risques par les assureurs.
    Les entreprises n’échappent non plus pas à l’accentuation de la multi-détention d’objets connectés pouvant améliorer l’appréhension des risques par les actuaires.
     
    Dans le domaine agricole, par exemple, les objets connectés peuvent révolutionner l’approche des risques par les assureurs.
    En effet, les objets connectés se révèlent être d’excellents outils en matière de gestion des risques agricoles. Une adaptation des contrats multirisques au regard des mesures de prévention prises et une conduite quotidienne du risque sont aujourd’hui possibles, procurant ainsi d’importants avantages tant à l’exploitant qu’à la société d’assurance.
    C’est « The Climate Corporation », qui a en premier proposé une assurance connectée pour les risques agricoles. Afin de ne plus reposer sur la seule logique d’utiliser les données historiques pour cerner le risque, l’assureur a mis en place un nombre important de capteurs, drones et caméras qui collectent un nombre important d’informations afin d’évaluer le risque.
    Ces analyses qui s’appuient également sur le big data permettent d’améliorer la gestion des risques en analysant les évènements internes (traitements, conditions d’entreposage ou de manutention…) et externes (conditions climatiques, qualité de l’air, maladie…).
     
    L’assureur peut ainsi, à travers cette approche du risque, évaluer le juste montant de prime nécessaire pour faire face à ses engagements en cas de sinistre, tout en permettant à l’exploitant d’améliorer sa production en minimisant les risques de mauvais rendement.

     

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