5.1.4 La prévention et la protection 2

    5.1.4 La prévention et la protection 2

    17/12/2021 Alexandre AMJT 0 Aucun commentaire

    Comment améliorer la prévention des risques ? 1


     

    L’ensemble des acteurs de la santé mène des campagnes de prévention afin de réduire les risques et donc de diminuer les prestations. C’est en effet dans le secteur de la santé que l’impact de la prévention pourrait être le plus significatif, car anticiper les frais de santé est un enjeu majeur pour les assureurs dans leur logique de maitrise des coûts.
    En effet, ces technologies doivent permettre de mettre en place des diagnostics plus précis qui instaureront une prévention qui devrait réduire les coûts d’hospitalisation à hauteur de 99 milliards d’euros par an en Europe selon « Cityzen Sciences », spécialiste dans la collecte de données de santé. L’objectif pour les sociétés d’assurance est donc clair : moins de frais de santé est synonyme de moins de sommes à rembourser.
     
    Les objets connectés, par leur précision et leur côté ludique sont un véritable outil de prévention auprès des assurés. Un mode de vie plus sain est synonyme d’un risque moindre pour l’assureur qui pousse chaque assuré ayant une complémentaire santé à se « connecter ».
    Une fois connecté, un suivi personnalisé permettra de détecter les risques dans une logique de prévention.
    La mise en place d’objets connectés peut permettre aujourd’hui aux assureurs de détecter trois types de risques :
    – risque physiques (nombre de pas, vitesse, distance parcourue, nombre de calories dépensées) ;
    – risque psychologique (tensiomètre, fréquence cardiaque, glucomètre, balance) ;
    – risque d’oubli (pilulier, information et rappel de la prise de médicaments).

     


    Comment améliorer la prévention des risques ? 2


     

    L’assureur peut alors se rapprocher de ses clients en les accompagnant de manière ludique et efficace sur un acte important qu’est leur propre santé. L’assureur améliore ainsi l’expérience client tout en augmentant sa connaissance du risque et en diminuant ses coûts via des axes de prévention efficaces.
    Les sociétés d’assurance ont donc un réel intérêt à s’inscrire dans ce projet. Axa, précurseur en France dans le domaine, propose depuis 2014 une offre intitulée « e-Modulango ».
    Les 1000 premiers souscripteurs d’un contrat complémentaire santé se sont vu remettre un bracelet connecté nommé « Pulse », développé en partenariat avec la start-up française Withings, qui regroupe des données sur le mode de vie des assurés.
    Ce bracelet est capable de calculer les heures de sommeil, le nombre de pas et calories brûlées, d’étudier le rythme cardiaque de l’assuré. L’assureur analyse par la suite ces données et peut ainsi mettre en exergue les comportements à risque.
     
    Une fois les risques détectés, l’assureur proposera un plan de prévention qui s’appuie sur l’analyse de professionnels de santé et qui visera à réduire les risques ou à détecter une maladie insoupçonnée. On pourrait imaginer, par exemple, un système d’alerte et de recommandations en cas de comportements susceptibles de dégrader l’état de santé de l’assuré.
     
    La mise en place de nouveaux dispositifs de prévention est presque sans limite. Google est actuellement en pleine négociation avec plusieurs assureurs pour que ces derniers proposent à leurs assurés des lentilles de contact connectées qui permettent d’aider les diabétiques en analysant leur taux de glucose directement dans leurs yeux.
    Après avoir vu l’importance que représente les objets connectés pour améliorer la gestion des coûts des assureurs nous allons à présent analyser comment les assureurs peuvent utiliser les objets connectés afin de mettre en place une tarification flexible et personnalisée face au risque santé.

     


    Peut-on prévoir la mise en place d’une tarification dynamique ? 1


     

    Les objets connectés sont, dans le domaine de la santé, une véritable mine d’or pour les assureurs à travers la multitude de données qu’ils transmettent. Ces informations doivent permettre aux actuaires de mieux appréhender, interpréter, voir prédire sur le long terme la santé de leurs assurés.
    Les assureurs doivent aujourd’hui être en capacité de proposer des produits sur mesure et concevoir une offre adaptée aux besoins de chacun de ses assurés, afin d’optimiser leur gestion du risque et ainsi gagner en rentabilité.
    Certains assureurs n’ont pas attendu avant de tester ce concept. C’est le cas de l’assureur Américain John Hancock qui est devenu en avril dernier, le premier assureur à faire varier la tarification des primes de ses assurés en fonction de leur activité et de leur mode de vie et ce grâce à un bracelet connecté.
    L’assureur américain peut, par la suite, analyser ces données et étudier les comportements de ses assurés : quand et à quelle fréquence il pratique un sport, si ce dernier va chez le médecin régulièrement, la qualité de son alimentation et activités à risque…
     
    L’assureur mettra alors en place une tarification dynamique qui correspond au profil de son assuré et sera en mesure de lui proposer un contrat sur mesure. Un assuré ayant une vie saine et sans facteur de risque paiera une prime bien moins importante que l’assuré catégorisé comme étant un profil à risque.
    D’un point de vue strictement économique, cette approche semble être la plus efficiente pour l’assureur qui peut, dans cette hypothèse, augmenter ces marges de solvabilité. En effet, ce dernier pourrait ainsi mettre en place un modèle de gestion du risque qui permet d’adapter les primes et les modèles de tarification de façon dynamique.

     

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