5.1.3 Les critères d’acceptation d’un risque 4

    5.1.3 Les critères d’acceptation d’un risque 4

    17/12/2021 Alexandre AMJT 0 Aucun commentaire

    Quelle conséquence pour les sociétés d’assurance ?


     

    Les sociétés d’assurance doivent donc s’adapter en utilisant de nouveaux processus leur permettant d’améliorer l’appréhension des risques afin d’augmenter leurs différents seuils de rentabilité.
    Une des solutions la plus avancée serait de se tourner vers le numérique et plus précisément vers les objets connectés afin de mieux cerner les risques assurantiels.
    Les objets connectés sont des appareils et accessoires (balances, détecteurs de fumée, bracelet, lunettes, boitier, …) où sont intégrés des couches de capteurs et d’émetteurs électroniques qui leur permettent d’entrer en contact avec un utilisateur.
    L’ensemble de ces objets a la capacité de se connecter à Internet, on parle souvent d’IoT (Internet of Things), ce qui correspond à l’extension d’Internet sur des objets physiques.
    Ces divers objets connectés tendent à se démocratiser depuis plusieurs années.

     


    Pourquoi utiliser des objets connectés pour mieux évaluer les risques ?


     

    Quelles sont leurs plus-values face aux techniques de souscription actuelle ?
    Les objets connectés doivent permettre à l’assureur de lutter contre la variabilité du risque du fait de la mauvaise déclaration du risque, intentionnelle ou non intentionnelle de la part de l’assuré.
    La FFA estime qu’en 2017 le coût des pratiques frauduleuses représentait 2,5 Md€ rien que sur le terrain de l’assurance dommages (5% des primes).
    Si la lutte contre la fraude s’est intensifiée au cours des dernières années, les objets connectés par le nombre d’informations transmises peuvent se révéler être un formidable outil de lutte contre la fraude pour les assureurs.
    La vision macroscopique de l’assurance se doit de composer aujourd’hui avec une nouvelle approche, centrée sur l’assuré lui-même. Le marché des objets connectés doit permettre aux assureurs de mieux connaitre leurs clients et d’être ainsi en mesure de personnaliser les risques.
    Concrètement, les objets connectés doivent permettre à terme d’accumuler des informations plus détaillées sur l’assuré telles que sa manière de conduire, son mode de vie, son habitation, en contrepartie de quoi, l’assureur proposera des offres sur mesure, à l’usage, moins coûteuses et qui permettront, surtout, d’avoir une meilleure appréhension des risques.

     


    Exemple


     

    Aujourd’hui l’assurance automobile est d’avantage un produit fidélisant qu’un produit rentable. En effet, la charge sinistre du risque automobile n’est pas comblée par les primes perçues dans cette branche comme le montre le S/P ci-dessous.
    Le ratio sinistres / primes doit rester inférieur à 100 pour que le risque soit rentable pour la compagnie (en tenant compte des coûts fixes et variables de la société d’assurance).
     
    Les sociétés d’assurance doivent donc s’appuyer sur des indicateurs plus précis, tels que les objets connectés, qui pourront leur permettre d’affiner le cout prévisionnel des sinistres à travers une meilleure évaluation des risques.
    En effet, les actuaires peuvent améliorer leurs bases de calculs grâce aux nombreuses informations obtenues via les objets connectés.
    Le cabinet Deloitte a publié une étude sur l’assurance automobile en Europe, réalisée auprès d’environ 14 000 consommateurs dans 12 pays.
    Le cabinet d’audit et de conseil évalue ainsi le potentiel de l’assurance auto connectée à plus de 16 Md€, soit 17% du marché de l’assurance automobile européen à l’horizon 2020. En France, le potentiel est important avec une estimation à plus de 2,2 Md€, soit 12% du marché de l’assurance auto hexagonal d’ici quatre à cinq ans.

     

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