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    5.1.3 Les critères d’acceptation d’un risque 6

    5.1.3 Les critères d’acceptation d’un risque 6

    17/12/2021 Alexandre AMJT 34 Aucun commentaire

    Le cas du véhicule autonome


     

    Après avoir vu l’importance des boitiers connectés dans l’appréhension des risques, nous allons à présent nous intéresser à l’opportunité que représentent les véhicules autonomes pour optimiser l’évaluation des risques.
    Un véhicule autonome est un véhicule automobile apte à rouler, sur route ouverte, sans intervention d’un conducteur. Ce véhicule peut circuler en toute situation dans le trafic réel et sur la voie publique, sans intervention humaine.
    La mise en place des véhicules autonomes doit, à terme, faire baisser les risques encourus par les automobilistes et conduire à un abaissement important du nombre de sinistres sur les routes françaises. D’après une étude du cabinet Exton Consulting, la généralisation des véhicules autonomes pourrait entraîner une baisse de 50% du coût des sinistres à horizon 2030, du fait de la quasi-disparition des accidents causés par des erreurs humaines.
    En effet, la promesse faite de l’instauration du véhicule autonome est de limiter, voire de supprimer la faute humaine en transmettant la conduite du véhicule à une intelligence artificielle qui, guidée par les satellites, emmène le client d’un point A à un point B en respectant le code de la route à la lettre.
     
    Cependant le risque perdure notamment en cas d’évènement extérieurs pouvant endommager le véhicule (vol, vandalisme, incendie, catastrophes naturelles, technologique…). Ces différents risques seront évalués à travers la multiplicité des informations transmises par les objets connectés présents sur le véhicule autonome. Autre risque important, celui résultant d’un accident entre véhicule autonome et non autonome.
    Par ailleurs, il convient de garder en mémoire que les sociétés d’assurance doivent continuer à avoir des marges de solvabilité suffisantes et peut-être plus importantes dans l’avenir. Ceci résultera du fait que si la fréquence du nombre de sinistres va être réduite sur les routes françaises, le coût de réparation des véhicules autonomes va être plus élevé. En effet, la valeur des véhicules autonomes est importante avec les technologies embarquées et le logiciel d’intelligence artificielle, ce qui va entraîner moins de réparation et plus de remplacements de pièces.
     
    L’avenir de l’assurance automobile pourrait s’envisager de la façon suivante :
    Même si le risque existe (élément essentiel pour qu’il y ait activité d’assurance) l’arrivée du véhicule autonome pourrait être un véritable eldorado pour les assureurs et leur gestion du risque. Ces véhicules autonomes tendent à faire disparaitre des risques qui n’étaient pas rentables comme la responsabilité civile ou les dommages corporels.
    En excluant la faute humaine, le risque est beaucoup plus évident à cerner (dommages au véhicule) et les calculs des actuaires s’en retrouvent ainsi beaucoup plus simples et précis.

     


    Le cas de la maison connectée


     

    Comme nous l’avons vu précédemment les objets connectés permettent de prévenir les risques et les dommages pouvant être subis par les assurés et ce phénomène n’échappe pas à l’habitation. L’automatisation de certaines fonctions a permis à la domotique d’apporter son lot de praticité dans une habitation. Au-delà de son aspect pratique, la domotique contribue aussi à la prévention et à la maitrise des risques par les assureurs.
    La maison connectée est le futur de l’assurance multirisque habitation. Les experts estiment que 70% de la population française serait équipé d’objets connectés en habitation d’ici les prochaines années en raison des avantages importants que génère leur utilisation notamment en termes de prévention des risques.
    L’assureur, quant à lui, trouve son avantage dans l’approche plus personnalisée des risques que permettent les objets connectés situés dans l’habitation. En effet, l’enjeu principal pour les assureurs est d’anticiper la multiplicité des risques qui entourent l’habitation en adaptant une prime qui correspond à la criticité de ce dernier.
     
    Ces objets connectés vont en effet permettre de diminuer les risques à travers la prévention du risque et la notification d’alertes mais vont également permettre à l’assureur d’ajuster sa prime en fonction des vulnérabilités de la maison.
    En effet, la multiplication des données émises par les objets connectés doit révolutionner le risque habitation tout comme le risque professionnel grâce à une approche plus personnalisée d’évaluation et de tarification des risques. La tarification plus personnalisée pourrait tenir compte des équipements de sécurité installés ainsi que des habitudes des assurés.
    Les assureurs mettent aujourd’hui en avant leurs offres connectées en habitation dans une logique d’amélioration de l’expérience client. En effet, les assureurs vantent les mérites des offres connectées pour séduire de nouveaux prospects tout en fidélisant leurs assurés. Une autre approche consisterait à voir l’arrivée des objets connectés comme un bénéfice important pour leur gestion des risques grâce aux multiples informations que les offres connectées transmettent aux assureurs.

     


    Quel est l’intérêt porté par les compagnies d’assurance aux maisons connectées ?


     

    La maison est le deuxième domaine dans lequel les assureurs, dans une logique de protection, peuvent avoir intérêt à placer des objets connectés.
    Début 2016 déjà, AXA a lancé une offre de services destinée aux clients équipés ou désireux de s’équiper d’objets connectés afin que ces derniers puissent améliorer la protection de leur domicile contre les risques d’intrusion ou d’incendie. Cette application fonctionne comme un véritable « hub » intelligent pour prévenir des accidents domestiques et des intrusions. Ces équipements sont des caméras, alarmes, détecteurs de fumées, détecteurs de monoxyde de carbone, ampoules contrôlables à distance, prises intelligentes etc, permettant à tout moment et à distance de « garder un œil » sur sa maison en cas d’absence.
     
    Tous ces objets peuvent être contrôlés via l’application « Mon AXA » qui envoient également une partie des données à l’assureur ainsi qu’à un service annexe d’intervention d’urgence en cas d’apparition d’un des risques précités. Contrôlée à distance, la maison gagne clairement en sécurité avec ces objets connectés.
    Il est intéressant de constater que de nombreux assureurs suivent cette logique d’amélioration de l’appréhension des risques en mettant en place des mécanismes visant à réduire les risques liés à l’habitation.
    La Macif a, par exemple, développé une nouvelle offre de télésurveillance, Macif Protect. Celle-ci est susceptible d’être vendue en service annexe avec l’assurance habitation de la Macif. Cette dernière dispose d’une centrale d’alarme, d’un détecteur de fumée, d’une application de commande à distance et d’un clavier de commandes.
    De son côté, Groupama a développé une offre de télésurveillance connectée, baptisée « box habitat ». Outre une amélioration de la sécurité du logement, celle-ci permet de détecter les risques d’incendies, de vols et pannes électriques, grâce à des capteurs installés dans le domicile de l’assuré.
     
    Côté partenariats, les assureurs se sont liés avec plusieurs fabricants de systèmes domotiques visant à équiper leurs assurés. Allianz s’est, par exemple, associée à Nest Labs, une start-up spécialisée dans l’IoT, pour la fabrication d’un détecteur de fumée et de monoxyde de carbone connecté (Nest Protect) qui permet aux assureurs de diminuer les risques. Ainsi l’assureur pourra ajuster la prime en fonction du profil de l’assuré. Un assuré équipé d’un détecteur de fumée connecté est un profil moins à risque pour l’assureur.
    L’ensemble de ces objets connectés permet donc aux assureurs de diminuer le nombre de sinistres et d’avoir ainsi une meilleure évaluation des risques. Les sociétés d’assurance auront tendance à augmenter la prime en s’adaptant en temps réel aux équipements de sécurité de leurs assurés et à contrario l’assureur pourra réduire la prime d’assurance habitation des assurés présentant des risques moins importants.

     

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