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    5.3 Les assurances des risques d’entreprises 1

    5.3 Les assurances des risques d’entreprises 1

    17/12/2021 Alexandre AMJT 16 Aucun commentaire

    Quels sont les risques assurables en entreprise ?


     

    Il existe un panorama d’assurances de dommages et de personnes dédié à la couverture des risques de l’entreprise. Parmi celui-ci, nous pouvons citer les assurances contre l’incendie, les dégâts des eaux, le vol, le bris de machine, les accidents corporels, la maladie, les risques liés à l’informatique, au transport, à la responsabilité civile de l’entreprise et des mandataires sociaux, etc.
    Les risques à traiter, étant déjà étudiés et regroupés en famille, portent sur le patrimoine et l’activité de l’entreprise. Cette dernière cherche donc à se couvrir en priorité contre les conséquences pécuniaires des dommages qu’elle peut subir sur ses propres biens et celles qu’elle peut occasionner aux tiers dans l’exercice de ses activités.
    Les risques de l’entreprise identifiés dans la cartographie sont classés en risques stratégiques, financiers, opérationnels, de reporting, de conformité et périls. Il convient de voir dans quels cas ils sont assurables.

     


    Le risque stratégique


     

    Le risque stratégique est classé parmi les risques normaux supposés non assurables dans la mesure où l’entreprise prend une décision dans le but de s’enrichir tout en sachant qu’elle peut s’appauvrir s’il en résulte une perte. Nous mettons un bémol à cette position défendue par maints auteurs sur le management des risques tel que Jacques Charbonnier, car une décision stratégique peut contenir des évènements aléatoires susceptibles d’être assurés.
     
    Par exemple, lors de l’assemblée générale ordinaire, le Conseil d’administration décide d’accroître la production de l’entreprise de 10% dans un horizon de deux ans en investissant sur la construction d’une nouvelle unité de production. Cette décision relevant de la stratégie de l’entreprise est exposée à des risques pouvant entraver sa réalisation tels que les dommages survenant durant les travaux de construction. Bien qu’étant un risque normal, ce risque stratégique demeure en partie assurable car il existe des assurances qui couvrent les risques liés aux projets de constructions. La garantie « Tous risques chantier » couvre les dommages survenus durant les travaux ; la clause « Garanties des frais pour heures supplémentaires, travail de nuit, travail pendant les dimanches et les jours fériés, et expédition à grande vitesse » réduit le temps de retard par rapport au délai de l’objectif fixé ; et la garantie « Perte d’exploitation anticipée » pourrait prendre en charge les pertes de marge brute suite à un retard de livraison du projet dû à un dommage couvert. Cette combinaison de garanties parmi d’autres pourrait assurer la réalisation de l’objectif fixé par le Conseil d’administration. Dans ce cas d’espèce, l’assurance a contribué à la couverture du risque stratégique.
     
    Supposons que l’entreprise envisage d’implanter cette unité de production à l’étranger, sans qu’il n’y ait des dommages directs aux biens, la COFACE garantit le remboursement des frais investis dans le cas où le projet n’arriverait pas à terme pour des raisons liées à la politique du pays d’implantation. Cette garantie nous semble être une assurance de risque spéculatif ou de risque stratégique.
     
    Lorsque le risque stratégique découlant d’une décision de gestion porte sur des ressources matérielles ou humaines qui peuvent être couvertes par des produits d’assurance, nous pensons qu’il demeure assurable par ricochet. Cependant, il existe des cas où le risque stratégique devient un risque non assurable. Par exemple, la spéculation sur le marché financier n’est pas couverte par des produits d’assurance.

     


    Le risque financier


     

    L’acquisition d’un immeuble en vue de le louer pour en tirer des gains périodiques constitue un risque financier. D’ailleurs un tel immeuble est appelé « immeuble de placement ». Dans cette opération, l’entreprise espère rentabiliser son investissement dans le temps comme elle peut aussi subir une perte. Ce risque financier peut se réaliser lorsqu’un incendie se déclare dans l’immeuble et le brûle partiellement ou entièrement. Ce placement est anéanti. L’objectif financier est menacé dans la mesure où l’immeuble sinistré serait impropre à sa destination. Pour sauver le placement, il faudra remettre l’immeuble dans la situation dans laquelle il était avant le sinistre mais aussi retrouver les flux financiers périodiques prévus dans le plan de financement. La remise en état de l’immeuble peut être prise en charge par une assurance contre l’incendie et les gains escomptés couverts par la garantie « perte de loyers ». Dans la mesure où le risque financier repose sur une chose assurable, il devient donc assurable.
     
    Si l’immeuble de placement ne trouve pas preneur du fait de la conjoncture économique défavorable, dans ce cas, le risque financier découlant de la moins-value qui pourrait en résulter n’est pas prise en charge par l’assurance. Ce risque n’est pas assurable.

     

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